Nous avons besoin de votre soutient financière pour ameliorer le blog (achat d'un nom domaine special et payer un service de referencement web

DON
Affichage des articles dont le libellé est biographie des compagnons du prophete mouhammad. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est biographie des compagnons du prophete mouhammad. Afficher tous les articles

vendredi 17 juin 2016

Biographie de Zaynab, fille de Muhammed


Biographie de Zaynab, fille de Muhammed

Zaynab était la fille aînée de l'Envoyé de Dieu et de Khadija . Sa naissance précéda de dix ans, la révélation divine faite à son père. Quant à sa mère, elle entrait dans sa quarante cinquième année.
Elle épousa son cousin Abû-l-Âs Ibnu Rabi', qui faisait partie des hommes riches et honorables de la Mecque.
Ils eurent deux heureux événements, en premier lieu la naissance d’une fille dénommée Oumama et plus tard, un garçon prénommé Ali. Ces circonstances ont eu lieu juste avant l’Hégire du Messager de Dieu .
Les premiers à croire à sa mission et à rallier l’Islam furent sa femme Khadija, Zeinab et ses soeurs, Ali fils de Abi Talib ainsi que Zaïd, fils de Harith (que Dieu les agrée), qui faisait partie de la famille du Messager de Dieu saws. Ce fut la première famille islamique.
De retour d'un voyage, Abû-l-Âs fut mis au courant au sujet de la nouvelle religion que son beau-père devait communiquer au peuple, à savoir, l’adoration d’un Dieu unique. Zaynab exhortait son époux à se rallier à sa foi. Hélas, il déclina l’offre, argumentant sur le fait que l’on dise, qu’il a soi-disant abandonné la religion de ses aïeux pour l’Islam, et tout cela à cause de sa femme.
Les Qurayshites multipliaient leur agressivité à l'égard du Prophète saws. Ce fut ainsi que les notables de Quraysh décidèrent, dans une proclamation, affichée à la Kaaba, d'organiser un blocus autour de la famille du Prophete saws. Celui ci, ses parents et ses adeptes furent isolés dans un terrain, non loin de la Mecque. Le blocus dura trois longues années.
Certes Zaynab ne faisait pas partie de ceux qui avaient été bannis. Mais les nouvelles de sa famille lui parvenaient jusqu'à la maison de son mari. Elle ne pouvait qu'être peinée par l'état dans lequel son père, sa mère et ses soeurs vivaient.
Cet isolement prit fin après que quelques personnalités mecquoises se révoltèrent contre le sort réservé au Prophète saws. Ils décidèrent d'arracher la proclamation des murs de la Kaaba. Enfin, si la vie relativement normale reprit son court, il n'en resta pas moins que ce blocus eut de néfastes répercussions sur la santé de son oncle Abu Talib et de sa femme Khadija.
En effet, Abu Talib qui accordait sa protection au Prophète saws, mourut six mois après la fin du blocus, suivi trois jours après par la mort de Khadija. Ainsi, les premiers soutiens du Prophète saws disparurent.
Les idolâtres redoublèrent alors leur persécution jusqu'à ce que vint l'ordre du Messager de Dieu saws d'émigrer. Une petite partie des fidèles se rendirent en Abyssinie dont sa soeur Ruqyiya. Le reste des fidèles finirent par quitter la Mecque pour se rendre à Médine, suivi plus tard par le prophète Muhammad et son fidèle compagnon Abou Bakr (que Dieu l’agrée). Zaynab demeura ainsi seule à la Mecque en compagnie de ses enfants.
Lors de la bataille de Badr, les Musulmans étaient approximativement trois cents, alors que les Qoraychites furent un millier. Pourtant, les musulmans remportèrent la victoire avec l’aide du Tout Puissant. Rentrant victorieux à Médine avec un butin et de nombreux prisonniers de guerre, parmi lesquels se trouvait Abû-l-Âs.
Les Musulmans avaient exigé une rançon contre la liberté des captifs. A la Mecque, les Qorayshites se rendirent chez les parents des détenus, afin de réunir la rançon réclamée. Ils se rendirent chez Zeinab (que Dieu l’agrée) lui réclamant le prix de la rançon contre la liberté de son mari. Elle ne possédait que le bijou que Khadija lui offrit lors de son mariage. Le Prophète saws l’ayant reconnue, il pleura et expliqua aux musulmans les faits, leur demandant avec leur approbation la liberté d’Abû-l-Âs.
Abû-l-Âs rentra ainsi chez lui. Quand Zaynab le vit, elle sauta de joie. Cependant, ces retrouvailles allaient être suivies par une nouvelle séparation. En effet, le Prophète saws avait demandé que sa fille lui soit ramenée à Médine. Il n'était plus possible à une croyante d'être unie à un mécréant.
Il faut rappeler que les deux soeurs de Zaynab, Ruqiyya et Umm Kaltoum, furent répudiées par leurs maris idolâtres. Par contre celui de Zaynab refusa de divorcer malgré la promesse des notables de son clan de le marier le plus rapidement possible.
Malgré l'amour qu'elle portait à son mari, Zaynab était une fille obéissante. Elle ne pouvait pas aller à l'encontre de la décision de son père, d'autant plus qu'elle revêtait un caractère religieux. Enceinte, elle s’apprêta à émigrer, les préparations terminées, elle se mit en route en plein jour et devant les Qoraychites, accompagnée seulement par le frère de son conjoint. La nouvelle de son exode est parvenue aux oreilles des ennemis de l’Islam, et la blessure de la défaite était encore béante chez eux, et l’auteur n’était autre que son père, il fallait se venger, ils envoyèrent quelques hommes pour les intercepter.
Ils finirent par les rejoindre hors de la Mecque. Le premier qui les aperçut, fut Habbâru Ibn al-Aswad qui avait perdu à Badr ses trois frères. Il piqua de sa lance le chameau sur lequel était montée Zaynab. Le chameau se rua et fit tomber Zaynab qui heurta un rocher tout prêt de là. Grand archer, son beau frère s’était mis en position l’arc à la main, la défendant contre quiconque voulait s’approcher d’elle. A cet instant précis, Abou Soufyan, qui ne se trouvait non loin de là, intervint en disant :
Ô Kinâna (le frère du mari de Zaynab), Baisse ton arc. Nous avons à parler ! Je ne m'oppose pas au départ de Zaynab qui va rejoindre son père. Cependant, vous partez en plein jour, au vu et au su de tous alors que tu connais le malheur qui nous a frappé à Badr. En te laissant partir, les gens prendront cela comme une humiliation et une faiblesse de notre part. Retourne donc sur tes pas et attends que le calme revienne. Les gens sauront que nous nous sommes opposés à ce départ. Ensuite, tu reprendras Zaynab et tu la conduiras chez son père discrètement.
Zaynab était à terre, le sang coulant de sa blessure provoquée par sa chute. Kinâna fit demi-tour avec sa belle sœur à la Mecque où malheuresement elle perdit son foetus. Son mari resta avec elle jusqu'au moment où ses blessures se cicatrisèrent. Une fois ses forces revenues, elle quitta la Mecque avec son beau frère. Cette fois les poursuivant de la veille fermèrent leurs yeux.
Médine accueillit la fille du Prophète avec enthousiasme. Le Prophète saws montra sa joie, d'un côté, mais il était courroucé par le traitement que les idolâtres avaient fait subir à sa fille.
Zaynab vécut, au cours des six premières années à Médine, dans la sérénité, si ce n'est l'espoir d'apprendre un jour que son mari venait d'embrasser l'islam. C'est que depuis son arrivée auprès de son père, des centaines et des centaines de gens avaient rejoint la religion de Dieu. Elle voyait que la victoire que le Très Haut avait promis à son Messager était certaine.
Un matin, à l'heure de la prière du fajr, elle entendit sa porte s'ouvrir lentement et avec précaution. Soudain, elle vit son mari, debout au seuil de la maison. Elle fut transportee de joie et cria: «Abû-l-Âs ! Abû-l-Âs !». Ces retrouvailles n'etaient pas toutes empreintes de joie. L'époux de Zaynab n'était pas venu a Médine en tant que Musulman mais comme fugitif. II demeurait encore associateur comme il l'était avant. Il lui donna alors les explications suivantes:
- Ô Zaynab! Je ne suis pas a Yathrib en tant que musulman. Je revenais de Syrie avec une caravane transportant certaines marchandises à moi et d'autres à un groupe de Qurayshites. Au cours du chemin, une expédition militaire, conduite par Zayd Ibn Harith et comprenant cent soixante-dix hommes, nous intercepta. J'ai réussi à leur échapper. Je me suis caché jusqu'à la tombée de la nuit. A présent, je suis là en cachette et je me place sous ta protection.
Zaynab etait angoissée. Elle ne savait quelle attitude prendre. Elle garda le silence et entendit son père prononcer le takbîr de la priere de l'aube. A la fin de l'office, elle sortit au seuil de la porte et voyant les croyants sortir en groupe de la mosquee, elle cria:
- Ô vous les gens ! Sachez que j'ai sous ma protection Abû-l-Âs Ibn Rabi'.
L'Envoyé de Dieu saws dit à son entourage:
- Avez vous entendu ce que j'ai entendu ? Ayant reçu une réponse positive, il ajouta "Par celui qui détient l'âme de Muhammad dans ses mains, je n'étais pas au courant de cette nouvelle jusqu'au moment où je l'ai entendue comme vous." Il poursuivit après un court silence : "Je place sous ma protection ce que ma fille a placé sous sa protection".
Le Prophete saws entra chez sa fille. Dès que Zaynab le vit, elle s'écria, attendant de lui son approbation et son soutien:
- Ô Envoyé de Dieu ! Si Abû-l-Âs est proche, c'est qu'il est le fils d'un oncle. Et s'il ne l'est pas, il reste le père d'un enfant. Je déclare qu'il est sous ma protection.
Son généreux père manifesta de la tendresse à sa fille. Cependant, il lui apprit qu'étant musulmane et lui associateur, elle n'était plus licite pour lui. Zaynab comprit que l'union conjugale était, à présent, interdite par la religion de Dieu puisque celle-ci n'autorisait pas le mariage d'une croyante avec un idolâtre. Aussi, lui dit-elle d'un ton triste: «C'est le moment de notre séparation». Abul-'As se cacha le visage afin que son épouse ne voit pas les larmes qui coulaient sur ses joues. Apres quoi, il leva la tête et lui dit d'un ton calme et pondéré:
- "Hier, il m'a été proposé d'embrasser l'Islam et de prendre avec moi les biens que je transportais. Mais ces biens appartiennent aux associateurs. Aussi ai-je refusé d'obtempérer. C'est qu'il est malheureux que ma vie de musulman commence en trahissant la confiance de ceux qui m'ont remis leur dépôt."
Zaynab le regarda bien en face, cherchant a déchiffrer la pensée de son mari. Elle n'en croyait pas ses oreilles. Etait-il vraiment disposé à embrasser l'Islam? Ce serait vraiment une nouvelle des plus importantes car ce serait leur retour à une vie conjugale commune.
Au matin, l'Envoye de Dieu saws envoya chercher Abu-l-'As. Il se trouvait à la mosquée, entouré de quelques uns de ses Compagnons parmi lesquels ceux qui avaient participé a l'expédition et s'étaient emparés des marchandises de la caravane. Il leur dit:
- Comme vous le savez, cet homme est l'un de nous. Vous vous êtes saisie de sa marchandise. Si vous voulez lui rendre son bien, faites-le mais si vous ne le voulez pas, gardez-le car, faisant partie d'un butin de guerre, il est de votre droit de le garder.
Tous, d'une même voix, répondirent :
- Ô Envoyé de Dieu! Nous lui rendons les biens que nous lui avons pris.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Tous les biens, sans exception, furent restitués.
Au moment de se dire adieu, Abu-l-'As promit à l'Envoyé de Dieu saws qu'il embrasserait l'Islam dès qu'il aurait remis les biens à leurs ayant droits.
Abu-l-'As arriva à La Mecque. Les Mecquois étaient ravis de son retour avec des gains appréciables, conséquents à de fructueuses tractations commerciales. Il s'assura que tous avaient récupéré leurs biens. Puis, balayant du regard l'assistance, il dit avec calme et moderation mais d'une voix distincte pour qu'il puisse être entendu:
- "Je témoigne qu'il n'y a point de divinité en dehors de Dieu et je témoigne que Muhammed est le serviteur et l'Envoyé de Dieu." Il continua : "Si je n'ai pas donné mon adhésion à l'Islam alors que je me trouvais à Médine, c'est pour que vous ne disiez pas que je voulais m'accaparer de vos biens. A présent que je vous ai restitué votre dû, je me déclare musulman."
Après quoi, il partit en direction de Médine, laissant Ie public abasourdi par cette sensationnelle nouvelle. Quant à lui, il resplendissait de joie car il allait retrouver sa femme bien-aimée et vivre auprès d'elle le restant de leurs jours. Arrivé à Médine, il se dirigea vers la mosquée où se trouvait le Prophète. Sur son passage, les musulmans le saluaient et le félicitaient d'avoir embrassé l'Islam.
Mais lui, il etait préoccupé par une seule idée: est-ce que 1'Envoye de Dieu allait accepter une nouvelle union avec Zaynab? Etant musulman, rien ne s'opposait a ce qu'il vive sous le même toit que Zaynab. C'est pourquoi, le Prophète saws prit son beau-fils par la main et le conduisit chez sa fille. C'était ainsi que le rempart, qui les avait désunis, avait été détruit et que la vie conjugale entre les deux époux reprit naturellement.
Hélas, une année après la reprise des liens conjugaux, Zaynab mourut au début de l'an huit de l'Hégire. Cette fois, c'était une séparation definitive en ce monde.
C'est le Prophète saws qui la déposa dans sa tombe et on sait qu'il invoqua Allah en sa faveur.
Quant à Abû-l-`As, il survécut jusqu'au califat de `Umar.
Qu'Allah soit satisfait de Zaynab

jeudi 16 juin 2016

Biographie compagnon du prophète : Omayr ibn Wahb


Omayr b. Wahb était l'un des chefs de Qouraych présents à la bataille de Badr. C'était lui qui avait été envoyé en reconnaissance avant le déclenchement de la bataille. La reconnaissance terminée, il revint dire aux polythéistes quouraychites : « Ils sont plus ou moins trois cents hommes. »
Les notables l'ayant encore interrogé s'il y avait d'autres troupes derrière ce groupe de combattants, Omayr leur dit : « Je n'ai rien trouvé derrière eux. Mais, ô notables de Qouraych, je les ai vus bien décidés à tuer (avant d'être tués). Ils n'ont aucune défense et ils n'ont que leurs épées. Par Dieu, je pense que chacun d'eux est prêt à tuer un homme avant d'être tué. S'ils arrivent à tuer un nombre équivalent au leur, quel goût aura la vie après cela ? A vous maintenant de décider ? »
Un bon nombre de notables furent influencés et faillirent décider de renoncer à faire la bataille. Mais c'était sans compter sur l'intervention d'Abou Jahl.
* * *
La défaite consommée, les Qouraychites regagnèrent la Mecque humiliés, en laissant derrière eux des morts, ainsi que des captifs aux mains des musulmans, notamment le fils de Omayr b. Wahb. La débâcle suscitant les haines et les ressentiments, Omayr en discuta avec son cousin Safouan b. Oumayr qui avait perdu son père Oumaya b. Khalaf.
Laissons Orwa b. Az-Zoubayr nous rapporter leurs propos : Safouan, en se rappelant toujours les tués de Badr, dit : « Par Dieu ! A quoi bon vivre après eux ? » Omayr lui dit : « Tu dis vrai. Par Dieu, si je n'avais pas une dette et une famille pour laquelle je crains la misère après moi, j'irais trouver Mohammad et je le tuerais. J'ai une raison que je peux exploiter. Là-bas, je dis que je suis venu pour mon fils captif. »
Safouan sauta sur l'occasion et dit : « Je paye ta dette! et ta famille sera avec la mienne pour toute la vie! » Omayr dit : « Garde donc notre projet secret. » Après quoi, Oumayr prit son épée et partit pour Médine. Omar b. al-Khattab était en train de discuter avec des musulmans sur la bataille de Badr, quand Oumayr arriva sur sa chamelle, armé de son épée. Il le vit baraquer sa monture devant la mosquée et dit : « C'est ce chien Omayr b. Wahb, l'ennemi de Dieu! par Dieu, il n'est venu que pour un mal! » Puis, Omar entra auprès du Messager et dit : « Prophète de Dieu, voici l'ennemi de Dieu Omayr b. Wahb qui arrive armé de son épée. »
Le Messager dit : « Fais-le entrer. » Omar sortit et prit l'épée qui pendait dans son fourreau, au cou de Oumayr, l'entoura bien autour de son cou puis dit à des Ansarites : « Entrez avec lui et restez avec le Messager et surveillez bien ce fourbe. Il n'inspire pas confiance. » Puis, il l'emmena devant le Prophète , en tenant bien le sabre par le fourreau qui pendait toujours au cou d'Oumayr. Le Messager dit alors : « Laisse-le Omar... Approche-toi, Oumayr. »
Oumayr s'approcha et dit : « Que se matin te soit bénèfique! » C'était la salutation de l'époque paganique. Le Prophète lui dit : « Dieu nous a honorés avec une salutation meilleure que la tienne, ô Oumayr. C'est le salut, qui est la salutation des habitants du Jardin. » Oumayr dit : « Ô Mohammad, je jure que je viens juste de connaître cela. » Le Messager dit : « Qu'est-ce qui t'amène, ô Oumayr ? » Oumayr : « Je viens pour ce captif que vous avez. »
Le Prophète dit : « Et qu'est-ce que cette épée qui pend à ton cou ? » Oumayr dit : « Que Dieu maudisse les épées! elles ne nous ont rien épargné. » Le Messager dit : « Dis-moi la vérité, ô Oumayr, pourquoi es-tu venu ? » Il dit : « Je ne suis venu que pour mon fils. » Le Messager dit alors : « Tu t'es plutôt assis avec Safouan b. Oumaya et vous avez parlé des enterrés de Qourach dans la fosse. Puis tu as dit : « Si je n'avais pas une dette et une famille à ma charge, j'irais trouver Mohammad et je le tuerais. »
Safouan s'est alors chargé de payer ta dette et de s'occuper de ta famille, à la condition de me tuer. Mais Dieu s'interpose entre ton projet et toi. » A ces mots, Oumayr s'écria : « J'atteste qu'il n'y a point de dieu hormis Dieu, et j'atteste que tu es le messager de Dieu. Ce projet n'était connu que de Safouan et moi! Par Dieu, tu n'as été informé que par Dieu! Louange à Dieu qui vient de me guider à l'Islam! »
Le Messager dit donc : « Enseignez la religion à votre frère, apprenez-lui le Coran, libérez-lui son captif. » Ainsi embrassa l'Islam celui qu'on surnommait « le satan de Qouraych. » A propos de la conversion de Oumayr, Omar b. al-Khattab avait dit : « Par celui qui détient mon âme dans sa main! quand Oumayr est arrivé devant nous, un cochon m'était plus préférable que lui. Mais, aujourd'hui, il m'est plus préférable que l'un de mes enfants. »
* * *
Par la suite, et pour se racheter, Oumayr dit au Messager : « Ô Messager de Dieu, j'étais très actif pour éteindre la lumière de Dieu et j'ai fait beaucoup de mal à ceux qui ont embrassé la religion de Dieu tout puissant et très-haut. Alors, j'aimerais bien que tu m'accordes la permission d'aller à la Mecque, pour les appeler à croire à Dieu le transcendant et à son Messager; pour les appeler à l'Islam. Peut-être Dieu les guidera. Sinon, je leur ferai du mal comme je le faisais à tes compagnons. » Le Prophète lui ayant accordé cette permission.
Oumayr regagna la Mecque. Il y entra armé et prêt à combattre quiconque se mettrait en travers de son chemin. Parmi ceux qu'il rencontra, Safouan b. Oumaya. Celui-ci n'osa pas tirer son épée et se suffit de lui adresser quelques insultes, avant de se retirer. En s'appuyant à son rang de personnage qouraychite, Oumayr s'en alla appeler à l'Islam, jour et nuit, ouvertement et clandestinement, de telle sorte que plusieurs mecquois se convertirent. Jugeant sa mission accomplie, Oumayr prit le chemin de Médine avec les nouveaux musulmans. A leur arrivée, ils furent accueillis avec joie.
* * *
Oumayr continua ensuite son combat pour la cause musulmane, aux côtés du Messager et même après la disparition du Messager . Lors de la conquête de la Mecque, il était présent parmi les combattants musulmans. Il y contacta son proche parent Safouan b. Oumaya, pour le convaincre à se convertir. Comme ce dernier quitta la Mecque pour s'exiler. Oumayr alla vite trouver le Messager et dit : « Ô Prophète de Dieu! Safouan b. Oumaya, qui est un seigneur dans son peuple, est parti en tant que fuyard pour prendre la mer. Accorde-lui un aman! » Le Prophète dit : « Il a cette protection. » Oumayr dit : « Ô Messager de Dieu, donne-moi une preuve grâce à laquelle il reconnaît que tu lui as accordé ta protection. » Le Messager lui donna alors son turban.
Sur ce, Oumayr partit vite rattraper Safouan. Il le trouva sur le point de monter sur le bateau en partance pour le sud. Il lui montra le turban du Prophète et le persuada de retourner à la Mecque. Par la suite, Safouan b. Oumaya embrassa l'Islam et Oumayr b. Wahb en fut très heureux.

samedi 13 juin 2015

Comment prier sur le prophete

Pourquoi et comment prier sur le Prophète ?



Question
Que la paix soit sur vous.

Il nous a été ordonné de répéter fréquemment la formule "Allâhumma salli ‘alâ sayyidinâ muhammad, Ô Allâh, prie sur notre seigneur Muhammad" tout au long de la journée. Pourriez-vous nous expliquer pourquoi ? Demandons nous à Allâh - Exalté soit-Il - de bénir le Prophète - paix et bénédictions sur lui - ou bien de prier sur lui au sens propre du terme ? Nous prions Allâh, notre Créateur et Maître, mais pourquoi Allâh prierait-il pour Son Messager et Serviteur ? Puisse Dieu vous rétribuer.
Réponse de Sheikh `Atiyyah Saqr
 [1]

Allâh Tout Puissant dit : « Certes, Allâh et Ses Anges prient sur le Prophète ; ô vous qui croyez priez sur lui et adressez lui vos salutations. » [2]

Les savants sont d’avis que la "prière" d’Allâh sur Son Prophète - paix et bénédictions sur lui - est une Miséricorde qu’Il déverse sur lui. De même, les prières des anges sont une invocation du Pardon de Dieu en sa faveur, et celles des croyants une invocation en sa faveur. En effet, nous sommes invités à prier Allâh d’augmenter Ses honneurs et Ses faveurs envers le Prophète - paix et bénédictions sur lui.

De nombreux textes montrent avec certitude qu’Allâh a accordé à Son Messager - paix et bénédictions sur lui - d’innombrables bienfaits. Cependant notre invocation constitute un geste d’amour envers lui. En effet, notre amour pour le Messager de Dieu est un signe de notre foi profonde en Allâh - Exalté soit-Il. Il est rapporté que le Prophète - paix et bénédictions sur lui - a dit : « Aucun d’entre vous ne sera considéré comme un vrai croyant tant qu’il ne m’aimera pas plus que quiconque, ses parents y compris. » Et il y a d’autres variantes ayant la même signification.

Ibn `Abd As-Salâm souligna que lorsque nous prions sur le Prophète - paix et bénédictions sur lui -, nous n’intercédons nullement en sa faveur puisque nous ne sommes pas en mesure de le faire pour une personne d’un tel rang. Cependant, Allâh - Exalté soit-Il - nous incite à la reconnaissance envers ceux qui nous font du bien. Si nous sommes incapables de les récompenser comme il se doit, alors nous sommes tenus de prier pour eux. Sachant que nous nous ne pouvons récompenser le Messager de Dieu à la hauteur de son bienfait, Dieu nous a indiqué la prière sur le Prophète.

Quant au statut de la prière sur le Messager, il y a diverses opinions que nous déclinons comme suit :

- De manière générale, la prière sur le Prophète doit être prononcée et n’est pas soumise à une limite. Mais le minimum requis pour mériter la rétribution divine c’est de prier sur le Prophète - paix et bénédictions sur lui - au moins une fois dans la vie.

- Il est recommandé de prier abondamment sur lui, sans se restreindre à un nombre de prières précis.

- Il est nécessaire de prier et d’appeler la paix sur le Prophète - paix et bénédictions sur lui - chaque fois qu’il est mentionné.

- Certains estiment que c’est un devoir de le faire dans chaque assemblée.

- Selon une autre opinion encore, il est nécessaire d’inclure la prière sur le Prophète dans nos invocations à Dieu.

- Certains pensent que cela doit être fait au moins une fois dans la vie, que ce soit au cours de la prière canonique ou à une autre occasion, à l’instar de l’attestation de l’Unicité de Dieu.

- La prière sur le Prophète doit être prononcée au cours de la prière canonique, sans spécification du moment précis où il faut la prononcer.

- Selon une variante de cette opinion, la prière sur le Prophète est obligatoire dans la prière canonique après le tashahhud.

Un groupe de savants est d’avis que cette pratique est recommandée mais pas obligatoire. Les divers arguments relatifs à ce sujet peuvent être étudiés en se référant aux livres de Hadith et ceux traitant de la vie du Messager.

Il n’y a pas de formule spécifique pour prier sur le Prophète Muhammad - paix et bénédictions sur lui. Cependant, des savants estiment que la meilleure formule est celle qui est connue sous le nom de Prière Abrahamique qui est récitée régulièrement dans la seconde partie du tashahhud à la fin des prières quotidiennes [3]. Les livres de Hadith authentiques nous indiquent que c’est cette invocation que le Prophète - paix et bénédictions sur lui - a enseignée aux Compagnons - qu’Allâh les agrée - à l’occasion de la révélation du verset invitant les musulmans à prier sur le Prophète.

Voici quelques hadiths rappellant les vertus de la prière sur le Prophète et encourageant le musulman à commettre cette œuvre pie.
  1. Le Prophète - paix et bénédictions sur lui - a dit : « Celui qui priera sur moi une fois, Allâh priera sur lui dix fois. » [4]
  2. Le Prophète - paix et bénédictions sur lui - a dit : « A chaque fois que l’un d’entre vous prie sur moi, Allâh me rend mon âme afin que je lui réponde. » [5]
  3. Il a dit également : « Ceux qui mériteront le plus mon intercession au Jour Dernier seront ceux qui auront prié sur moi le plus souvent. » [6]
  4. Un autre hadith nous enseigne : "Le pingre est celui qui, en entendant mon nom, ne prie pas sur moi." [7]
Dans son livre Al-Adhkâr, l’Imâm An-Nawawî dit qu’il faut à la fois prier et appeler la paix sur le Prophète, et ne pas faire l’une des deux de manière isolée. Selon lui, il est préférable également de commencer les invocations par la louange d’Allâh - Exalté soit-Il -, puis de prier et d’appeler la paix sur le Prophète - paix et bénédictions sur lui. Ensuite, l’invocateur peut demander à Allâh ce qu’il veut et pour conclure son invocation, il convient de prier une dernière fois sur le Prophète - paix et bénédictions sur lui.

P.-S.
Traduit de l’anglais du site Islamonline.net.

jeudi 25 avril 2013

l'histoire de Abou bakr as-Siddîq - ( le Compagnons du Prophète Mouhammed (psl) )


Abou bakr as-Siddîq - ( les Compagnons du Prophète )

Abou bakr as-Siddîq

Sa généalogie

Il est le fils d’Abou Qouhâfa un quraychi éparé dans ses origines au niveau du septième aïeul de la lignée ou des ancêtres du prophète. Abou Bakr était le septième dans la descendance de taym, le fils de morrah, le septième ancêtre du prophète. le clan auquel il appartenait se dénommait banû taym du nom de taym sa mère salmâ était une fille de l’oncle de son père, saqr. bien qu’Abou Bakr fût reconnu comme étant l’un des premiers à se convertir à l’islam, son père Abou Qouhâfa n’embrassa cette religion que deux décennies après le début de la mission du prophète. le nom originel d’Abou Bakr avait été ‘abdul ka’bah. Il s’appelait également ‘atîq. Sa mère n’avait aucun fils survivant, et lorsqu’elle avait mis au monde Abou Bakr, elle l’amena au temple et s’exclama : « Ô déité ! si celui-ci est immunisé contre la mort, alors donne-le moi ».

Ses mérites

D’après Ibn ‘Oumar, le Prophètea dit à Aboû Bakr: « Tu étais mon compagnon dans la caverne, et tu seras mon compagnon près du Bassin (au jour de la Résurrection) ». (at-tirmidhi)

Le Messager de Dieua dit : « Certes, Aboû Bakr, tu seras le premier individu de ma communauté à entrer au Paradis ! » (Abou Dawoud et Al Hakim)

Le Messager de Dieua dit : « S’il m’avait été permis d’avoir pour ami intime quelqu’un d’autre que Dieu, cela aurait été Aboû Bakr. Seulement il est mon frère et mon compagnon.  » (al-boukhâri)

Le Prophètea dit : « Quand j’ai invité les gens à embrasser l’Islam, tous on pris un temps de réflexion et d’hésitation, excepté Aboû Bakr : il ne s’est pas retenu, et n’a pas hésité !  » (Ibn Ishaq dans sa Sîra)

Abôu Dardâa rapporté que le Messager de Dieua dit : « N’allez-vous pas laisser tranquille mon compagnon ! N’allez-vous pas cessez, et laisser tranquille mon compagnon ! Lorsque je vous ai dit :  » O peuple, je suis le Messager de Dieu auprès de vous ! Vous m’avez répondu :  » Menteur ! « , sauf Aboû Bakr qui, lui, m’a cru ! « . (al-boukhâri)

Aboû Houraïraa rapporté que le Messager de Dieua dit : « Toute personne qui m’a prêté main forte, j’ai pu l’en récompenser, excepté Aboû Bakr : il a eu pour moi tant de bienfaits, que seul Dieu saura l’en récompenser au Jour du Jugement dernier, et en vérité, il n’y a pas d’argent qui m’ait été aussi utile, comme l’a été l’argent d’Aboû Bakr !  » (at-tirmidhi)

Houdhayfaa rapporté que le Prophète (sallâllâhou alayhi wa sallam) a dit :  » Prenez exemple sur ceux qui viendront après moi : Aboû Bakr et ‘Oumar !  » (Tirmidhi et Al Hakim)

‘Alî Ibn Abî Tâliba rapporté qu’Aboû Bakr a été le premier homme musulman. (Ibn ‘Asâkir)

‘Aïchaa rapporté que l’envoyé de Dieu (sallâllâhou alayhi wa sallam) a dit : « Il ne peut être question, lorsqu’Aboû Bakr est présent dans un groupe, que ce soit quelqu’un d’autre qui dirige la prière !  » (at-tirmidhi)

Selon Jàber, le Messager de Dieului a dit: «Si les contributions du Bahreyn arrivaient, je t’en donnerais telle et telle chose». Mais l’or du Bahreyn n’arriva pas jusqu’à la mort du Prophète. Quand cet or arriva enfin, le calife Abou Bakrcria à haute voix: «Que celui qui a une promesse du Messager de Dieuou auquel ce dernier doit quelque chose vienne à nous». Je vins à lui et lui dis: «Le Prophètem’a dit ceci et cela». Il me donna alors une certaine somme. Je la comptai et voilà qu’elle représentait cinq cents (dinars ou dirhems). Il me dit: «Prends-en encore le double». (al-Boukhâri, Mouslim)

Ibn Kathîr a dit: « Aboû Bakrétait le plus savant dans le Livre de Dieu parmi les Compagnons, car il est arrivé au Messager de Dieude le désigner pour diriger la prière à sa place, or le Messager de Dieua dit par ailleurs : « Celui qui guide les autres dans la prière doit être le plus savant d’entre eux ».

On rapporte au sujet de Abou Musa Al Ash’ariqu’il fit ses ablutions chez lui puis sortit et dit: «Je ne quitterai sûrement pas le Messager de Dieuet je serai à ses côtés durant tout ce jour». Il alla à la mosquée et se renseigna sur le Prophète. On lui dit: «II s’est dirigé par là». Il dit: «Je sortis alors sur ses traces en interrogeant les gens sur lui, jusqu’à ce qu’il entrât dans l’enclos où se trouvait le puits de Ans. Je m’assis devant sa porte jusqu’à ce que le Messager de Dieueût satisfait son besoin et fait ses ablutions. A ce moment je me levai et me rendis auprès de lui. Il s’était entre-temps assis au bord du puits sur sa margelle. Il se déchaussa et y plongea les pieds. Je le saluai puis repartis m’asseoir derrière la porte. Je me dis en moi-même: «Je serai aujourd’hui le portier du Messager de Dieu». A ce moment arriva Abou Bakrqui poussa la porte. Je dis: «Qui va là?» Il dit: «Abou Bakr». Je lui dis: «Attends un peu». Puis je m’en allai et dis: «O Messager de Dieu! Voilà Abou Bakr qui demande l’autorisation d’entrer». Il dit: «Laisse-le passer et annonce-lui le Paradis». Je retournai auprès de Abou Bakr et lui dis: «Le Messager de Dieu t’annonce le Paradis». Abou Bakr entra alors et vint s’asseoir à la droite du Prophète sur la margelle du puits. Il y plongea lui aussi les pieds à l’instar du Messager de Dieuaprès s’être déchaussé. Je revins m’asseoir derrière la porte. Avant de sortir de la maison j’y avais laissé mon frère en train de faire ses ablutions pour me suivre. Je me dis: «Si Dieu veut du bien à mon frère, II le fera venir à cette heure». Or voilà que quelqu’un faisait bouger la porte. Je dis: «Qui va là?» Il dit: «’Omar Ibn Al Khattàb». Je dis: «Attends un peu!» Je vins auprès du Messager de Dieu, le saluai et lui dis: «’Omar demande l’autorisation d’entrer». Il dit: «Fais-le entrer et annonce-lui le Paradis». Je retournai à ‘Omar et lui dis: «Tu peux entrer et le Messager de Dieut’annonce le Paradis». Il entra donc et s’assit sur la margelle à gauche du Messager de Dieu. Il plongea comme lui ses pieds dans le puits. Puis je revins m’asseoir derrière la porte. Je dis: «Si Dieu veut du bien à mon frère. II le fera venir à cette heure». Juste à ce moment quelqu’un fit bouger la porte. Je dis: «Qui va là?» Il dit: «’Othmàn Ibn ‘Affàn». Je dis: «Attends un peu!» Je partis l’annoncer au Prophètequi dit: «Laisse-le entrer et annonce-lui le Paradis ainsi qu’une épreuve qui le touchera». Je revins et dis: «Entre! Le Messager de Dieu t’annonce le Paradis ainsi qu’une épreuve qui te touchera». Il entra et, ayant trouvé ce côté de la margelle déjà occupé, s’assit sur le côté d’en face. Sa’id Ibn Al Mousayab a dit: «J’ai vu en cela la préfiguration de leurs tombes». (al-Boukhâri, Mouslim)

Selon abou Hourayra, le Messager de Dieua dit: «Celui qui réunit deux bonnes actions au service de Dieu, s’entend appeler à partir des portes du Paradis: «O esclave de Dieu! Voilà une bonne chose que tu viens de faire». Celui qui fait partie des pratiquants fervents de la prière est appelé à partir de la porte de la prière. Celui qui fait partie des volontaires fervents à la guerre sainte est appelé à partir de la porte de la guerre sainte. Celui qui fait partie des pratiquants fervents du jeûne est appelé à partir de la porte dite «du Rayyan» et celui qui fait partie des dispensateurs fervents d’aumônes est appelé à partir de la porte de l’aumône». Abou Bakrdit: «O Messager de Dieu! Que mon père et ma mère te servent de rançon! Il suffit d’être appelé à partir de l’une de ces portes pour être sûr du succès (d’entrer au Paradis)? Est-il possible que quelqu’un soit appelé à partir de toutes ces portes à la fois?» Il dit: «Oui et j’ai bon espoir que tu sois l’un d’eux». (al-Boukhâri, Mouslim)

Selon ‘Abdurrahman Ibn Abi Bakr As-Sidiq, les gens de la «Soffa» étaient pauvres. Le Prophètedit une fois: «Que celui qui dispose du manger de deux prenne avec lui un troisième. Que celui qui a le manger de quatre prenne avec lui un cinquième ou un sixième». Abou Bakrramena chez lui trois invités. Le Prophèteen ramena dix. Abou Bakrdîna entre-temps chez le Prophèteet y resta jusqu’à la prière du ‘Ishà. Il rentra ensuite chez lui après avoir laissé passer une bonne partie de la nuit. Sa femme lui dit: «Qu’est-ce qui t’a retenu alors que tu avais des hôtes à la maison?» Il dit: «Tu ne leur as donc pas servi leur dîner?» Elle dit: «On le leur a bien servi mais ils ont refusé d’en manger avant ton retour». ‘Abdurrahman dit: «Quant à moi je suis allé me cacher». Il me dit: «Espèce d’idiot! Que Dieu te fasse ronger le nez!», et il me couvrit d’injures. Puis il dit à ses hôtes: «Mangez en toute tranquillité. Moi, par Dieu, je n’y goûterai pas». (Il craignait que le repas ne suffise pas à tout le monde). ‘Abdurrahman dit: «Par Dieu, toutes les fois qu’on en prenait une bouchée, le volume du dîner augmentait par sa base si bien qu’ils ont mangé à satiété et le manger était encore plus copieux qu’au départ. Abou Bakr regarda le manger et dit à sa femme: «O sœur des béni Firas! Qu’est-ce donc que cela?» Elle dit: «Par tout ce que j’aime, voilà donc que notre dîner est trois fois plus abondant qu’au début». (Devant cette abondance inattendue) Abou Bakr se décida enfin à manger avec eux en disant: «Le serment que j’avais fait de ne pas manger n’était qu’une inspiration du Diable». Il en prit une bouchée puis porta le plat au Prophèteet le manger se trouva ainsi chez lui. Or juste en ces temps expira le terme d’une trêve entre nous et certaines tribus. Douze hommes des nôtres arrivèrent chacun avec ce qu’il avait pu mobiliser comme hommes (pour reprendre le combat contre ces tribus), Tous purent en manger à leur faim». (al-Boukhâri, Mouslim)

Sa fermeté après la mort du Prophète

Abou Hourayraa dit: «Lorsque mourut le Messager de Dieu, qu’Abou Bakrlui succéda et qu’un certain nombre de tribus arabes apostasièrent, ‘Omara dit: «Comment combattrais-tu ces gens alors que le Messager de Dieua dit: «J’ai reçu l’ordre de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent: «II n’y a de dieu que Dieu», et celui qui l’a dit a mis à l’abri de moi ses biens et sa vie sauf pour ce qui en revient de droit à l’Islam, et c’est à Dieu de lui demander des comptes?». Abou Bakr lui dit: «Par Dieu! Je combattrai sûrement tous ceux qui font une différence entre la prière et l’aumône légale car l’aumône est la redevance des biens. Par Dieu! S’ils refusent de me donner un bout de corde qu’ils donnaient au Messager de Dieu, je les combattrai à cause de lui». ‘Omar dit alors: «Par Dieu! Je ne tardai pas à comprendre que c’ était Dieu qui avait fait choisir à Abou Bakr la solution du combat et j’ai su qu’il avait raison». (al-Boukhâri, Mouslim)

Son éléction comme premier calife

Abou bakr avait environ soixante ans.

Secret mystique attirance sexuelle

 Pour envouter une femme où un homme pour lui pousser à avoir un désire sexuel vraiment irrésistible en vers vous thierno bah vous fait le t...